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ESSAI TOTEM SIGNATURE ONE : Une nouvelle ère musicale

Depuis sa création en 1987, soit depuis plus de trente ans, le fabricant canadien nous « régale » avec une production d’enceintes hors normes dont le succès et la réputation sont établies depuis longtemps dans le monde entier.

Son premier modèle, la MODEL ONE, avait établi de nouveaux standards de qualité pour une enceinte de monitoring de dimensions réduites. Epoustouflante, la MODEL ONE a défrayé la chronique et surpris tous ceux qui la découvrait. Après donc trente ans de bons et très loyaux services, TOTEM a décidé qu’il était temps de revoir sa copie et de remodeler la MODEL ONE en SIGNATURE ONE. Au fait, combien de fabricants peuvent se targuer de faire perdurer un modèle trente années ?

Totem Signature One

De taille légèrement supérieure à la MODEL ONE, la SIGNATURE ONE reste une enceinte de petite taille (195 mm x 350 mm x 270 mm). Elle doit donc être posée sur un pied. Le distributeur européen JOENIT en commercialise un d’excellente facture. Sinon ATACAMA dispose de pieds performants qui conviendront bien. Ne pas oublier surtout de « sabler » les montants afin de les alourdir.

Les écoutes se sont effectuées avec les enceintes situées à 30 cm du mur arrière et sur les matériels suivants : Lecteur CD NUPRIME CDP 9 et intégré NUPRIME IDA 8 puis ensuite sur, Lecteur GOLD NOTE CD 1000 et préampli/amplis (doubles-monos) NUPRIME HPA 9 et NUPRIME STA 9 (câbles/cordons Kubala Sosna et Audiomica)

Premier disque : Henri Purcell Dido et Aeneas/Teodor Currentzis/disque Alpha

Franchise des attaques sur la courte ouverture du début et qualité des timbres remarquable. On est immédiatement surpris par une très grande transparence. Sur l’air « Ah Belinda » la voix est très pure, articulée et incarnée. Indéniablement ces SIGNATURE ONE montent très haut en fréquences avec une grande élégance. L’émotion prégnante sur cet enregistrement exemplaire est parfaitement restituée avec toute la retenue nécessaire.

Second disque : Franz Liszt Etudes d’Exécution Transcendante/ Jorge Bolet/disque Decca

Le Prélude est reproduit avec fluidité et ampleur. Les attaques sont précises, plus qu’à l’accoutumée chez TOTEM. Le piano est  » lumineux » avec ampleur mais on sent qu’elle est limitée par le « petit » IDA 8 NUPRIME qui cependant fait déjà beaucoup pour faire « chanter » les SIGNATURE ONE. Aucune sensation de tassements ou de raideur. Un beau piano, juste un peu court. Et un bel ensemble NUPRIME/TOTEM !

On passe au troisième disque : Gary Moore « Blues for Greeny »

Sur le morceau « Merry Go Round » la basse est d’une présence assez incroyable avec toujours des contours très précis. Là aussi TOTEM a évolué. Les cymbales sont très fines, jamais projetées, même en montant le volume inconsidérément. Quant à la guitare de Gary, elle joue avec la fluidité légendaire du Maître. Et la voix si elle est bien présente apparaît légèrement moins mise en avant que sur l’ancienne production TOTEM.

Changement d’électroniques avec le GOLD NOTE CD 1000 et la bi-amplification NURPRIME STA 9 sur le préampli HPA 9 :

Quant on écoute à nouveau GARY MOORE, ce n’est plus tout fait la même chanson ! Tout est plus présent avec de la densité et de la matière. Les SIGNATURE ONE deviennent de Grandes Enceintes ! on se surprend à monter le volume et la pression physique est vraiment jouissive. La batterie scande le rythme d’une manière beaucoup plus soutenue. Ca joue !

Sur le disque de piano avec Jorge Bolet, écouté en second , le morceau « Mazeppa » devient un folle envolée lyrique avec un jeu phénoménal dans les notes graves. Le piano s’exprime avec toute l’amplitude nécessaire et nous avons ici le sentiment de ne jamais être « bridé » par une « petite » enceinte. La SIGNATURE ONE démontre une assise bien supérieure dans le grave par rapport au MODEL ONE et même THE ONE (série limitée dérivée de la Model One).

Enfin sur le premier disque de Purcell, on découvre des détails insoupçonnés sur les instruments anciens. L’ouverture est « pétillante », vive, presque cinglante, mais jamais raide. La voix sur l’air « Ah Belinda » respire, prend une dimension vraiment physique dans la pièce. Et que dire de l’air de la Lamentation de Didon ? Simone Kermes chante, toute en souffrance mais avec une retenue qui émeut irrésistiblement. Rien ici de « lourd » ou d’exagéré. Rien de superfétatoire comme dans tant de systèmes Hifi soi disant « haut de gamme » ! Sur le choeur conclusif la musique monte et descend avec une dynamique d’un naturel complètement inhabituel, même chez TOTEM.

Vous l’aurez compris a travers cet essai, TOTEM a surpassé TOTEM. Déjà la SKY Monitor et la SKY Tower avaient montré que la marque canadienne avait progressé vers une écoute toujours aussi vivante mais plus méticuleuse. Ici avec les SIGNATURE ONE ,TOTEM nous offre des enceintes au pouvoir de résolution incroyable. Avec une assise de graves et une tenue en puissance qui dépasse une nouvelle fois ce que nous pensions possible dans un tel volume.

A 3 599 euros la paire vous avez une TOTEM qui vous emmènera loin et longtemps, pour peu que vous lui donniez les moyens de s’exprimer. Mais cela peut se faire par étapes car les SIGNATURE ONE paraissent moins difficiles à faire fonctionner que leurs aînées.

QUE DEMANDER DE PLUS ? Peut-être la plus belle réalisation de TOTEM a ce jour !

ESSAI AMPHION ARGON 3 LS : La perfection rapprochée

Après la découverte des surprenantes petites finlandaises AMPHION ARGON ONE j’avais hâte de tester les belles colonnes ARGON 3 LS situées au prix plutôt raisonnable de 3 150 euros la paire ( finition bois + 300 euros).

Leur look original, et donc immédiatement reconnaissable, est séduisant. Il est ainsi facile de les intégrer dans tout type d’intérieur (coloris et finitions très nombreuses). Le fabricant  offre un haut degré de qualité dans la finition et propose une grande variété dans les couleurs. Ce qui est devenu très rare ou alors réservé à des gammes de prix habituellement plus élevées.

L’encombrement est raisonnable et les ARGON 3 LS s’insèreront facilement dans des pièces de 20 m2 à 70 m2 environ.

Les ARGON 3 LS avant et arrière

Le positionnement est ultra simplifié. Ceci compte tenu de l’aptitude (unique?) de la marque AMPHION à s’intégrer à l’acoustique de pratiquement n’importe quelle pièce grâce à un secret de fabrication étonnamment efficace. Le fabricant parvient notamment  à obtenir une directivité quasiment nulle au moyen d’un montage particulier du tweeter.  Mais bien entendu il faut tout de même choisir un bon emplacement afin que les deux enceintes puissent exprimer l’ensemble de leurs (nombreuses) qualités.

La présence d’un haut-parleur passif à l’arrière de l’enceinte ne s’avère absolument pas une contrainte par rapport à la proximité du mur arrière. Bien moins qu’avec la majorité des enceintes disposant d’un bass-reflex. Une distance d’une vingtaine de centimètres du mur peut s’avérer suffisante pour ces enceintes vraiment pas « prise de tête ». Facile à vivre, quoi !

Premières écoutes réalisées avec : lecteur Cd/préampli/Dac NUPRIME CDP 9 relié en XLR à un bloc-ampli NUPRIME STA 9 (+cordons Audiomica Beryl et Hp Audiomica Diamond Black)

Premier disque :

La Tarentella, Ensemble l’Arpeggiata, Christine Pluhar, (Cd Alpha)

Sensation d’aération. La première impression sur les notes cristallines du morceau Lu Gattu la sonava, puis sur la voix de Lucilla Galeazi est celle d’une grande respiration du message. Il est placé dans le contexte de la prise de son. Et du coup nous sommes au cœur de l’évênement.

C’est encore plus vrai sur le morceau suivant Tarentella Napoletana où les castagnettes résonnent d’une manière très naturelle (sans aucune exagération) et nous plongent dans la salle. Fréquemment les enceintes sur ce passage en rajoutent et projettent les aigus de manière artificielle (mais plus démonstrative!). Les instrument à cordes sont tous bien distincts les uns des autres. On entend sans difficulté les écarts de dynamiques, les détails sur les cordes. Chacun est à sa place.

La précision est bien au rendez-vous mais elle respire ce qui met l’auditeur dans une position  confortable et proche du concert. Ce qui n’est pas l’apanage de nombres d’enceintes qui  « forcent » notre admiration. Le mot est choisi !

On passe au second disque :

John Field « Nocturnes » par Benjamin Frith (Cd Naxos)

Souplesse et articulation. De la rondeur aussi. Le piano s’épanche gracieusement. Le jeu des deux mains reste parfaitement distinct et le touché du pianiste, sur un enregistrement pourtant assez quelconque, est bien défini. Les notes s’articulent avec toute la souplesse requise pour ce genre de morceau. La présence du grave ne vient jamais déranger l’équilibre et donne une présence notable. La musique s’exprime avec délicatesse et retenue.

Disque suivant :

Korngold concerto pour violoncelle par Julian Sterkel avec le S.R Philarmonie

Ampleur et rigueur. Dans cette très belle prise de son le violoncelle sonne magnifiquement. Tantôt avec fougue et tantôt avec retenue. L’orchestre est bien présent, il est parfaitement « dirigé » ou disons plutôt contrôlé, avec toute la dynamique (ou presque) nécessaire.

Cet ensemble NUPRIME CDP 9/STA 9 fait remarquablement fonctionner les AMPHION. Pour une somme de 2 400 euros ces deux petites boîtes font vraiment du bon boulot ! Et permettent de se constituer un système cohérent, peu onéreux et d’un haut niveau musical. Et puis..

La cerise sur le gâteau arrive… ! NUPRIME offre la possibilité de faire évoluer le système très simplement en ajoutant un second ampli. Nous passons ainsi à deux blocs monos de 1x 290 W chacun.! Oui, vous avez bien lu ! J’aimerais bien savoir comment vont se comporter les ARGON 3 LS devant cet apport énorme d’énergie…

L’ajout d’un second NUPRIME ST9 change vraiment la donne. On peut dire sans hésitation que ce n’est plus la même chanson ! Par quoi commencer ? Tous les registres sont améliorés. Ainsi le grave descend plus bas et même beaucoup plus bas.  Et on découvre alors que de quoi sont capables les ARGON 3 LS dans ce registre difficile.

La dynamique, pourtant le point fort du système précédent, est encore améliorée.

L’orchestre s’exprime avec une énergie et un contrôle peu habituel. Le violoncelle gagne en matière, mais aussi en finesse. Les aigus offrent plus de richesse et d’expression. Waouh ! Tout cela pour 699 euros seulement de plus ? On peut pas en mettre quatre d’amplis ?

Prochain disque:

Cassandra Wilson « Belly of the sun ».

L’intro avec sa grande variété de percussions diverses est d’une limpidité et d’une clarté confondante. Sans jamais pour autant devenir flatteur, chaque instrument est à sa juste place. Mais lorsque la voix si particulière de Cassandra Wilson intervient c’est une grosse surprise pour moi. J’ai rarement pu entendre le « grain » de sa voix de cette manière avec sa descente dans les graves si riche. La musique est plénitude. Le bas du spectre toujours bien présent mais jamais redondant.

Dernier disque :

Jeff Healey Band « The very best of J.H.B.

Sur le morceau Communication Breakdown (reprise de LED ZEP.) L’énergie dégagée est assez phénoménale. Les ST9 peuvent être poussés en volume, les ARGON 3 LS ne bronchent pas. Ou plutôt si, elles s’éclatent… et nous avec !

A tel point que l’on se dit que ces enceintes ont un sacré potentiel. Il doit être possible de les emmener encore plus loin. Mais ceci est une autre histoire !

Pour conclure la découverte de ces AMPHION 3 LS s’avère être une révélation du même ordre que celle de la ARGON 1.

Réunir autant de qualités musicales en ayant une telle souplesse d’utilisation dans la gamme de prix de 3 000 euros la paire, je ne connaissais pas.

Je suis donc totalement conquis d’autant que ce modèle s’insère de façon parfaitement cohérente dans ma gamme d’enceintes. En effet la marque EGGLESTONWORKS ne propose pas de modèle colonne en dessous de 5 000 euros. Et chez TOTEM la gamme change complètement avec la suppression du catalogue des modèles STTAF, HAWK et FOREST. L’arrivée de la TOTEM SKY TOWER à 2 590 euros la paire laisse, malgré d’évidentes qualités nouvelles, toute sa place à cette belle colonne AMPHION 3 LS.

 

ESSAI AMPHION ARGON ONE : L’enceinte parfaite ?

Le fabricant finlandais est apprécié depuis longtemps dans le domaine professionnel.

Son modèle pour studio d’enregistrement baptisé ARGON One 18 est qualifié par le site Showroom Audio « d’enceinte d’exception » tandis que le site « Magic Mastering » parle d’une « révélation » et « d’enceintes sublimes ».

L’ARGON ONE possède des qualités rarement réunies sur un même modèle, peut-être même jamais à ce prix, alors : l’ARGON ONE, une enceinte parfaite ?

L’Argon One, une enceinte à part

(Matériels utilisés : Lecteur Cd AURA Vivid et HEGEL Mohican/ampli NUPRIME IDA 8/cordons et câbles AUDIOMICA/Supports d’enceintes TOTEM Joenit/ Barrette secteur SUPRA.)

Question « objet » l’esthétique des enceintes est séduisante et se démarque de la concurrence. La finition est de haute qualité et le choix des coloris est vaste. La taille de l’enceinte la rend « passe-partout » et grâce à sa conception technique, elle est moins sensible que les autres enceintes au positionnement dans la pièce et à l’incidence de l’acoustique. (Technologie exclusive dite U/D/D permettant de s’adapter dans des environnements acoustiques très divers). Déjà avec de tels atouts favorables on est bien parti !

Lançons un premier disque :

Jordi Savall/La Capella Reial de Catalonya / Cristobal de Morales

Quiétude et Sérénité. Aucune emphase. Les voix sont retranscrites avec justesse mais sans excès de précision. La réverbération de la salle est présente mais ne vient pas se superposer aux voix . On entre dans la musique et l’on ne cherche pas à la « décortiquer ». Sans effort les enceintes ouvrent un espace large convaincant.

Deuxième disque :

Jorge Bollet/Franz Liszt/Etudes d’exécution transcendante pour piano

Equilibre et Tenue. Tout se tient. Dans les passages très difficiles les ARGON ONE ne se mélangent pas les pinceaux. Elles « lisent » la partition sans ajouter la moindre flatterie. Le spectaculaire est « mesuré » à sa juste valeur sans débordements. La clarté est naturelle, les inflexions et les variations dynamiques respectées. On aimerait parfois plus de précision mais finalement on s’aperçoit vite que ce n’est pas nécessaire, que cela serait même redondant. Cela, hélas beaucoup trop d’enceintes savent le faire !

Troisième disque :

Jan Garbarek et Agnès Buen Garnas/Rosensfole

Articulation et Précision. La voix féminine est présente mais surtout incarnée. Les intonations particulières du chant sont perceptibles et bien mises en avant. Les percussions et autres instruments prennent place à l’arrière avec une distinction subtile. La délicatesse et la respiration de l’interprétation sont parfaitement respectées. Là encore aucune emphase mais de la maitrise.

Quatrième disque :

The Rough guide to Blues Revival

Sur le morceau de Irma Thomas « Another man done gone » la voix a du « grain » de la matière, la batterie a du poids et la guitare claque. Mais toujours sans aucune volonté de séduire de la part des ARGON ONE. Surtout pas en exagérant le trait comme cela est assez fréquent sur ce genre de musique.

Sur le morceau de Shemekia Copeland  » Something Heavy » toute la rage de la chanteuse se ressent, l’expressivité s’articule avec une dynamique communicative. Les accords de guitare nous cinglent les oreilles sans la moindre trace d’agressivité. De la hargne, de la vie c’est tout !

Sur le morceau de Savoy Brown featuring Kim Simmonds, le groove est immédiat et il est impossible d’y rester insensible. On tape immédiatement du pied… après avoir copieusement augmenté le volume sonore.

A ce propos les ARGON ONE tiennent très bien la puissance et leur aptitude à bien articuler la musique permet d’écoute à fort niveau sans fatigue…si l’enregistrement est de qualité !

Car ces enceintes, conciliantes sur le placement dans la pièce, peu exigeantes sur le choix de l’ampli, ne laissent rien passer de bon sur un enregistrement médiocre ou quelconque. On comprend pourquoi la marque AMPHION est autant appréciée dans le domaine pro !

Conclusion : Alors sont-elles parfaites ces ARGON ONE ?

A la lecture de ce commentaire on pourrait penser que je le considère. En fait si l’on se reporte à ce qu’elles sont capables de faire (en compagnie de bons matériels et d’une bonne mise en oeuvre) pour leur prix de vente de 1 300 euros la paire, nous pouvons affirmer haut et fort qu’elles sont irréprochables. Je dirais même infaillibles. Selon la définition du Larousse :  » Qui ne trompe pas » !

Si l’on parle objectivement de « musique » ( de toutes les musiques!) ces enceintes sont peuvent facilement convaincre une grande majorité d’oreilles et particulièrement les plus averties d’entres elles. Les pros ne se sont pas trompés !

AMPHION remet les pendules à l’heure avec ces enceintes, comme HEGEL le fait actuellement avec ses électroniques. Une nouvelle génération est arrivée avec une redéfinition du rapport qualité/prix. Pour notre plus grand bonheur !

Extrait de STEREOLIFE MAGAZINE (à propos des ARGON 3) :

Si vous aimez les haut-parleurs chaleureux et romantiques, Amphion Argon 3 n’appellera probablement pas votre goût. Mais si vous recherchez la vitesse, la transparence et l’expérience d’être proche de la musique, ces finlandaises offrent exactement cela. J’ai essayé d’éviter de montrer trop d »exaltation dans cet article mais c’était difficile. Les Amphion sont simplement exceptionnelles.

« They just play the music you like the most, and they do it with the greatest pleasure. »

 

 

 

Compte rendu d’écoute GIGAWATT PC2 EVO + : Un apport (en La !) Majeur

J’ai voulu tester le nouveau PC2 EVO+ (avec cordon LC1+, 2 690 euros) en comparaison avec l’excellente barrette secteur GIGAWATT PF-2 (avec cordon secteur LC2 +, 1 290 euros).

Voici le compte rendu de cette expérience en « douze impressions d’écoute ».

La « sérieuse » barrette secteur GIGAWATT PF-2

Petite précision : le PC2 EVO + vient de sortir de son carton. Il n’est donc ni à température ni encore rôdé.

Disque 1 : Piano, György Ligeti par Lucille Chung

Première impression :

La durée des notes. Elles n’en finissent plus ! Les harmoniques sont étendues, délicates et avec une clarté sans pareille.

Deuxième impression :

Le silence. Après l’extension des notes, le silence est…vraiment impressionnant. Je ne sais plus qui a dit que le silence, c’est encore de la musique. Alors là je confirme ! C’est un silence clair qui participe pleinement à la construction musicale.

Troisième impression :

La dynamique. Les attaques du marteau sur les cordes du piano sont ressenties…mécaniquement ! Il ne s’agit plus d’un impact bruyant mais d’un coup martelé avec précision. Chaque attaque est ainsi rendue avec une précision impeccable.

Disque 2 : Piano toujours, cette fois Jean-Philippe Rameau par Alexandre Tharaud.

le conditionneur secteur PC2 EVO +

Quatrième impression :

Le chant. Quel Chant ! Les notes chantent avec une harmonie jusque là inouïe. On peut parfaitement fredonner TOUTES les notes jouées par Alexandre Tharaud, qui n’en finit pas de nous envoûter.

Cinquième impression :

L’articulation. Si le piano chante aussi bien c’est que chaque note est jouée sans interférence avec les autres. Tout est lié ou plutôt on parle de délié car les doigts se déplacent avec distinction, délicatesse, fermeté, rapidité.

Sixième impression :

La fluidité. L’agilité des mains de Tharaud est absolument incroyable. Comment se fait-il que je ne l’avais pas remarqué à ce point ? Tout coule de manière limpide.

Disque 3 : Rock indépendant (et passablement hypnotique) avec le groupe Brian Jonestown Massacre et son dernier album Third World Pyramid

Septième impression :

La mise en place. Chaque instrument est parfaitement distinct des autres. Tout est détaché mais joue parfaitement ensemble. On écoute plus un groupe mais un groupe de…musiciens !

Huitième impression :

La scène sonore. L’étagement des plans sonores est plus large. La sensation stéréophonique est améliorée. On ressent plus de relief.

Neuvième impression :

L’étendue de la bande passante. Le bas du spectre descend mieux et donne du poids. La présence est accrue. Les notes les plus aigus sont restituées avec plus de naturel et beaucoup moins de raideur. On entend plus de détails.

Disque 4 : Caldara interprété par le magistral contre-ténor Philippe Jaroussky

Dixième impression :

La réponse aux transitoires. La rapidité, la vivacité des cordes, l’instantanéité dans l’intervention de la voix, sont telles que l’on a l’impression que les musiciens sont plus vifs. Ils sont surtout…plus vivants !

Onzième impression :

La matière. Si l’on gagne en présence, on gagne également par la consistance. Chaque instrument, chaque voix, prend sa place avec un côté plus physique et plus charnel.On a une dimension nouvelle qui donne du corps à chaque chose.

Douzième et dernière impression :

Le souffle. La reproduction sonore s’est tellement améliorée sur les onze points vus précédemment que l’on ressent à l’écoute un souffle nouveau. Comme si le système Hi-fi était (en fait il l’est!) plus à l’aise. Moins gêné aux entournures, la musique respire aisément. Même dans les passages délicats le message reste clair, aéré et ne …s’essouffle pas !

Conclusion :

La barrette secteur GIGAWATT PF-2/LC2+ constitue un apport musical important. Elle représente déjà un coût mais qui à l’écoute est totalement justifié. Même sur un « petit » système ».  A tel point que l’on peut se dire : « A quoi bon encore dépenser plus ? »

Pourtant, lorsque l’on a le malheur, (ou plutôt le bonheur  !), de tester un conditionneur GIGAWATT PC2 EVO +, on bascule dans un tout autre univers musical.

A tel point que la différence, on l’aura compris à la lecture de ce compte-rendu,  est telle que l’écart de prix entre la barrette PF-2 et le PC2 EVO + semble faible, presque dérisoire. Il paraît impossible de revenir en arrière et de faire « supporter » à ses oreilles une barrette PF-2 !

Je suis prêt à effectuer avec qui le souhaite un test comparatif. Le constat sera évident, encore plus qu’il ne l’a été jusqu’à maintenant avec les autres produits GIGAWATT. La marque a fait, et nous fait faire, un grand bond en avant.

Acheter ce conditionneur secteur (ou un autre des trois modèles de la gamme PC) doit être pris en compte de façon prioritaire lorsque l’on souhaite faire évoluer son système Hifi d’une manière simple et spectaculaire.

Trouver un appareil, ou quoi que soit d’autre, câbles, cordons, qui pour moins de 3 000 euros apporterait à l’écoute autant d’améliorations majeures que le PC2 EVO+ semble une totale gageure. Qui me prouvera le contraire ?

 

Préampli phono GOLD NOTE PH-10 : Un coup de Maître !

GOLD NOTE fait partie de ces fabricants insatiables qui sans cesse revoient leur copie, cherchent à améliorer constamment leurs productions, pourtant déjà située bien souvent au dessus de la concurrence.

GOLD NOTE PH 10 avec son écran de réglages, notamment RIAA, très complet.

Dans le domaine de l’analogique le fabricant italien vient de produire un travail acharné. L’élargissement de sa gamme comprend, outre l’arrivée de trois nouvelles platines vinyles, ce préampli phono PH-10 situé au dessus du modèle PH-7 déjà très réputé. Ce qu’il y a de très fort  avec GOLD NOTE, c’est sa capacité à mettre au point un appareil particulièrement évolué sans que le prix s’envole ! C’est assez rare chez les fabricants de Hifi ! Ainsi ce PH-10 est proposé pour 1 250 euros seulement, alors que le PH-7 continue lui sa vie pour 595 euros.

Si je me permets de dire « seulement » à propos du tarif du PH-10 alors qu’il coûte tout de même le double du PH-7 c’est que ce préampli constitue une véritable révolution dans le monde de l’analogique. Révolution en terme de technique, révolution en terme de possibilités de réglages, révolution en terme de possibilités d’évolution ou « upgrade » et last but not least, révolution en terme de musicalité. Ouf ! Rien que çà !

Tout d’abord un gros travail à été réalisé sur le châssis aluminium avec une structure à faible résonance et inertie car le préampli phono est par définition très sensible aux parasites extérieurs de toutes sortes. Mais le plus impressionnant et le plus génial c’est la multiplicité des fonctions et des réglages.

L’arrière du GOLD NOTE PH-10 révèle de superbes choix de connectiques

Voici la liste : 2 paires entrées RCA (fiches haute qualité) afin de pouvoir raccorder deux platines vinyles ou bien deux bras équipés de têtes de lecture différentes, 4 options de Gain pour ajuster le niveau de sortie aussi bien en MM qu’en MC, 9 options de charges différentes, de 10 ohms à 47 Kohms, 3 réglages de courbes RIAA, originalité très intéressante qui permet d’adapter la lecture aux formats retenus par les éditeurs, DECCA, CBS Columbia, RIAA…

Tout les réglages sont d’une grande simplicité grâce à un écran TFT DISPLAY avec un unique bouton. Ainsi l’objet est innovant à tous points de vue jusque dans son utilisation !

Maintenant que dire de l’écoute de ce nouveau petit prodige de nos amis de GOLD NOTE ? Sans s’étendre ici en propos dithyrambiques, je dirais simplement que le ramage est aussi probant que le plumage. Une fois les réglages au point, l’appareil révèle une finesse rare agrémentée d’une large dynamique. Une souplesse dans  l’échelonnement des notes, et une ouverture sonore très poussée. Ceci est rendu à un niveau si élevé que le prix de vente de 1 250 euros semble… sous évalué ! A ce jour il n’existe en effet AUCUN concurrent capable d’offrir autant à ce prix….et même bien au delà.

Car de plus le travail très poussé des ingénieurs de chez GOLD NOTE nous permet de profiter d’un appareil extrêmement complet, avec des mises à jours possibles, mais aussi avec des upgrades comme une alimentation externe et un étage de sortie à tubes en classe A.

GOLD NOTE réalise donc ici un véritable coup de Maître. Bravo Maestro !